Étranger en France (titre de séjour, OQTF, regroupement familial) : que faire ? Avocat à Nice
Votre Avocat à Nice vous explique : lorsqu'un étranger reçoit une décision préfectorale, refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français (OQTF), la première question est celle du délai de recours. Ce délai court à compter de la notification de la décision, il peut être très bref et il n'est pas prolongé par un recours adressé à l'administration. Lisez la décision attentivement, notez la date de remise ou de notification, et consultez rapidement un avocat.
Les règles de l'éloignement ont été modifiées en 2026. Cette page en présente l'état à la date indiquée ci-dessous ; elle doit être lue comme une information générale, car le bon délai dépend de la situation exacte de la personne, et il peut changer d'une procédure à l'autre.
Dernière vérification des textes : 17 octobre 2026.
Choisissez votre situation

Vous avez reçu une OQTF : que faire ?
Délai de départ volontaire, interdiction de retour et délais de recours selon votre situation.
Voir les démarches →
Refus de titre de séjour : que faire ?
Refus explicite, silence de la préfecture, refus assorti d'une OQTF : délais et démarches.
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Regroupement familial : conditions et démarches
Séjour, ressources, logement, dépôt de la demande auprès de l'OFII.
Voir les démarches →Quelle est votre situation ?
Vous attendez un titre de séjour ou son renouvellement. La préfecture vous a remis un récépissé, ou vous n'avez reçu aucune réponse. Voyez le titre de séjour et le récépissé.
Vous êtes marié, pacsé ou parent en France et demandez un titre en raison de votre vie familiale. Voyez le titre de séjour pour conjoint.
Vous avez reçu un refus de titre de séjour assorti d'une OQTF. Le délai de recours est la priorité (ci-dessous).
Vous avez reçu une OQTF : que faire ?
L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français dans des cas limitativement énumérés : entrée irrégulière suivie d'un maintien sans titre, maintien après l'expiration du visa, refus ou retrait d'un titre de séjour, refus définitif de la qualité de réfugié ou de la protection subsidiaire, menace pour l'ordre public ou méconnaissance de la réglementation du travail pour l'étranger en séjour irrégulier depuis plus de trois mois (article L. 611-1 du CESEDA). L'étranger mineur ne peut pas faire l'objet d'une OQTF (article L. 611-3).
La décision doit être motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant compte de la durée de présence en France, de la nature et de l'ancienneté des liens avec la France et des considérations humanitaires (article L. 613-1). Lorsque l'OQTF accompagne un refus de titre de séjour, sa motivation peut ne pas être distincte de celle de la décision sur le séjour.
Délai de départ volontaire. En principe, l'étranger dispose de trente jours à compter de la notification pour quitter le territoire (article L. 612-1). L'administration peut refuser ce délai, notamment en cas de menace pour l'ordre public, de demande de titre manifestement infondée ou frauduleuse, ou de risque de soustraction à la mesure (article L. 612-2). Cette décision est distincte de l'OQTF et doit être motivée (article L. 613-2).
Interdiction de retour (IRTF). Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'est accordé, l'OQTF est assortie d'une interdiction de retour, sauf circonstances humanitaires, d'une durée qui ne peut excéder cinq ans, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public (article L. 612-6). Dans les autres cas, l'interdiction est obligatoire si l'étranger se maintient au-delà du délai (article L. 612-7), ou facultative (article L. 612-8). Voyez aussi notre page avocat en droit des étrangers à Nice.
Le recours devant le tribunal administratif : les délais
La décision portant OQTF, la décision relative au séjour, celle relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour qui l'accompagnent peuvent être contestées devant le tribunal administratif. Le délai dépend de votre situation au moment de la notification (articles L. 614-1 à L. 614-3, L. 911-1 et L. 921-1 à L. 921-4 du CESEDA ; articles R. 911-1 et R. 921-1 à R. 921-3).
| Situation | Délai de recours | Délai de jugement |
|---|---|---|
| Situation de droit commun (ni assignation à résidence, ni rétention, ni détention) | 1 mois à compter de la notification (R. 911-1). Le recours administratif ne le prolonge pas. | 6 mois à compter de l'introduction (R. 911-1) |
| Assignation à résidence | 7 jours à compter de la notification (L. 921-1) | 15 jours à compter de l'introduction (L. 921-1) |
| Détention | 7 jours (L. 614-3, L. 921-1) | 15 jours |
| Rétention administrative | 48 heures à compter de la notification (R. 921-2-1) ; 5 jours pour l'étranger en rétention qui n'a plus le droit de rester en application du Pacte, notamment demandeur d'asile (R. 921-2-1) | 96 heures à compter de l'expiration du délai de recours (L. 921-2) |
Plusieurs règles méritent d'être connues :
- Le délai de sept jours (assignation à résidence ou détention) comme le délai applicable en rétention ne sont susceptibles d'aucune prorogation (R. 921-3).
- Si le délai de droit commun n'est pas expiré lorsqu'une assignation à résidence ou un placement en détention est notifié, ce délai est interrompu et un délai de sept jours s'ouvre à compter de l'information donnée (R. 921-1 et R. 921-2). Même mécanisme en cas de placement en rétention : le délai applicable est alors celui de l'article R. 921-2-1.
- Si le recours est introduit, l'éloignement effectif ne peut intervenir avant que le tribunal ait statué (article L. 722-7). Cette règle s'applique sans préjudice de l'assignation à résidence et du placement en rétention.
- Demandeurs d'asile. Les dispositions issues des décrets du 6 juin 2026 s'appliquent aux OQTF notifiées à des étrangers ayant introduit une demande d'asile à compter du 12 juin 2026 (R. 911-1, R. 921-2-1, L. 911-1). Si vous avez demandé l'asile, les délais peuvent différer de ceux du tableau : faites vérifier la décision avant toute chose.
Obtenir ou conserver un titre de séjour
Admission exceptionnelle au séjour. L'étranger dont l'admission répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « salarié », « travailleur temporaire » ou « vie privée et familiale ». Lorsque l'administration envisage de refuser la demande d'un étranger justifiant résider habituellement en France depuis plus de dix ans, elle doit saisir la commission du titre de séjour (article L. 435-1).
Regroupement familial. L'étranger qui séjourne régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois, sous couvert d'un titre d'une durée de validité d'au moins un an, peut demander à être rejoint par son conjoint âgé d'au moins dix-huit ans et par les enfants du couple mineurs (article L. 434-2). Le regroupement peut concerner d'autres enfants mineurs dans les cas prévus aux articles L. 434-3 et L. 434-4. Le code prévoit d'autres conditions, qui ne sont pas détaillées ici et doivent être vérifiées dans votre situation.
Récépissé et renouvellement. Conservez tous les documents remis par la préfecture et respectez les délais de dépôt. Voyez le titre de séjour et le récépissé.
Le rôle de l'avocat en droit des étrangers
L'avocat lit la décision, identifie le délai applicable, rédige et dépose le recours, plaide à l'audience, et vérifie que l'administration a respecté ses obligations : motivation, vérification du droit au séjour, prise en compte de la vie privée et familiale. Il peut contester séparément l'OQTF, le refus de délai de départ volontaire, le pays de renvoi et l'interdiction de retour. Hors urgence, il prépare votre demande de titre, de renouvellement, d'admission exceptionnelle ou de regroupement familial. Voyez la page avocat en droit des étrangers à Nice et nos publications en droit des étrangers. Les modalités de rémunération figurent sur la page honoraires.
Quand consulter ?
Le jour même de la notification d'une OQTF ou d'une assignation à résidence. Pour une demande de titre ou un regroupement familial, avant le dépôt du dossier, afin de choisir le bon fondement et de réunir les pièces.
Questions fréquentes
Quel est le délai pour contester une OQTF ?
En situation de droit commun, un mois à compter de la notification (article R. 911-1 du CESEDA). Il est de sept jours en cas d'assignation à résidence ou de détention, et de quarante-huit heures en rétention (articles L. 921-1, R. 921-2-1). Des règles particulières s'appliquent aux demandeurs d'asile depuis le 12 juin 2026. Vérifiez toujours les mentions de la décision.
L'OQTF peut-elle être exécutée pendant que le tribunal examine mon recours ?
L'éloignement effectif ne peut intervenir avant l'expiration du délai de recours, ni avant que le tribunal ait statué s'il a été saisi (article L. 722-7). L'administration peut toutefois recourir à l'assignation à résidence ou à la rétention.
Que signifie « délai de départ volontaire » ?
C'est la période, en principe de trente jours à compter de la notification, pendant laquelle vous pouvez quitter le territoire de vous-même (article L. 612-1). L'administration peut le refuser dans certains cas (article L. 612-2) ; cette décision est motivée et peut être contestée.
Qui peut bénéficier du regroupement familial ?
L'étranger en séjour régulier depuis au moins dix-huit mois, titulaire d'un titre d'au moins un an, peut demander à être rejoint par son conjoint majeur et par les enfants mineurs (article L. 434-2). D'autres conditions s'appliquent ; elles sont examinées lors de la consultation.
Un récépissé me protège-t-il de l'éloignement ?
Le récépissé justifie votre présence en France pendant l'instruction de votre demande, mais sa portée dépend de sa nature et de la décision à venir. Voyez la page consacrée au récépissé et conservez ce document avec soin.
Agir avant l'expiration du délai
Si vous avez reçu une décision de la préfecture, ne laissez pas le délai courir. Votre Avocat à Nice examine votre situation et les voies de recours ouvertes. Prendre rendez-vous rapidement avec le cabinet.
Cette page est une information générale. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne se substitue pas à l'analyse de votre situation par un avocat. Elle reflète l'état du droit à la date de dernière vérification indiquée.
Table des matières
GUERINOT & GUEDDA, Avocats au Barreau de Nice – Droit des étrangers.
04.22.13.03.54 – cabinet@rig-avocats.com